Pendant les vacances, le Département poursuit l’entretien des collèges

Maintenance ds collèges publics par le Département du Nord pendant les vacances d'automnet 2022

Tout au long de l’année, vacances scolaires comprises, le Département réalise des travaux d’entretien dans les collèges du Nord. Au cours de ces vacances d’automne, 51 établissements font l’objet d’interventions pour un montant total de 10,2 millions d’euros.

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Cet été, le Département rénove près de la moitié de ses collèges

travaux dans les collèges

Pendant les vacances, le Département continue les travaux d’entretien menés tout au long de l’année dans les collèges du Nord. Cet été, 93 collèges (sur 202) sont concernés pour un montant total de 21,4 millions d’euros.

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À Anzin, dans les coulisses d’un collège durable

Un modèle de transition écologique. Depuis le début du chantier il y a deux ans, le nouveau collège Les Rochambelles affiche ce qu’il y a de mieux en matière de construction environnementale. Casque de chantier sur la tête, on vous explique !

Seules quelques centaines de mètres séparent l’actuel collège Jules-Ferry du futur collège des Rochambelles, qui accueillera les élèves et leurs professeurs dès la rentrée prochaine. Mais plus d’un demi-siècle sépare la construction des deux bâtiments. Et ça change tout !

Un collège éco-responsable

Le jour de notre visite, le soleil ne faisait que de timides apparitions entre de beaux gros nuages blancs. Et pourtant, inutile d’allumer un quelconque éclairage pour y voir bien clair : doté de très nombreuses fenêtres et de salles avec des plafonds à pans obliques, le nouveau collège a été conçu pour exploiter au mieux la lumière naturelle. Il y a bien sûr aussi la possibilité d’utiliser l’éclairage artificiel, précise Frédéric Tréhoux, chargé de mission à la Direction des bâtiments du Département.  Mais le système est exclusivement constitué de LED intelligentes qui tiennent compte de la luminosité extérieure et sont munies d’un détecteur de présence.

Ce qui sera bientôt invisible en revanche, c’est l’isolation des murs. 26 cm à l’extérieur + 6 cm à l’intérieur = 32 cm au total ! Une ventilation double-flux garantit l’apport constant d’air frais et le rejet de l’air vicié. Un système d’échangeurs permet quant à lui de récupérer les calories extraites du bâtiment pour préchauffer l’air avant qu’il n’entre.

Mur de brique avec couche d'isolant. 
L’isolation des murs garantit une meilleure stabilité de la température du bâtiment.

Pour résumer simplement les choses, on pourrait dire que le nouveau bâtiment est une boîte hermétique naturellement lumineuse et efficacement ventilée.

Didier Constant, ingénieur environnemental au Département.

Mais ce n’est pas tout ! 70% des besoins en eau pour les sanitaires collectifs seront couverts grâce à la cuve de récupération des eaux pluviales. L’eau sanitaire du restaurant scolaire sera chauffée via un capteur thermique, lequel couvrira aussi une partie des besoins du plancher chauffant posé dans le hall d’accueil et le CDI. Ce n’est pas le cas partout mais ici, tous les équipements techniques sont à l’abri, poursuit Frédéric Tréhoux. Aucun n’est exposé aux intempéries et tout est fait pour faciliter leur maintenance.

Illustration
Le capteur thermique Héliopac est installé sur le toit de la future demi-pension du collège.

Une démarche Haute Qualité Environnementale (HQE)

La démarche dans laquelle s’est engagée le Département va en effet bien au delà de l’installation d’équipements durables. Quand le chantier de construction du futur collège a démarré en juin 2019, l’éco-conception du projet avait été pensée bien en amont.

Dès la phase de programmation, les besoins du nouvel établissement ont été définis de manière à limiter au maximum les impacts environnementaux à court, moyen et long termes. Les phases suivantes, celles de la conception et de la réalisation du projet, se sont faites dans le même esprit, conformément aux objectifs de la politique départementale Nord durable.

Le Département du Nord est le maître d’ouvrage qui compte le plus grand nombre de bâtiments scolaires certifiés en France.

Didier Constant

La construction des Rochambelles est la 35ème opération départementale certifiée HQE, se réjouit Didier Constant. Après la mise en service du collège, un audit permettra de valider que la réalisation concrète du bâtiment correspond elle aussi aux critères de la démarche HQETM. Mais le Département espère bien que ça ne va pas s’arrêter là.

La sensibilisation de l’équipe éducative

Les équipes du nouvel établissement vont être sensibilisées au tri des déchets et à l’usage de produits respectueux de l’environnement. Une zone de compostage est également prévue mais ça sera au collège de la faire vivre. Notre objectif, c’est que les utilisateurs prennent le relais de tout ce que nous avons construit, en adoptant des pratiques durables au sein de l’établissement.

Gageons que dans un si bel écrin pour lequel le Département a investit 18 millions d’euros, le pari sera tenu.

Le saviez-vous ?

Rochambelles est le surnom donné aux conductrices des ambulances de l’unité Rochambeau, qui faisait partie de la deuxième division blindée du général Leclerc pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui a débarqué à Omaha Beach en juin 1944.

Crédits photo : C. Arnould

Nouveau collège de Wavrin : « ça change la vie ! »

Élèves et professeurs prennent progressivement leurs marques dans le nouveau collège Léon-Blum. Il a ouvert ses portes le 8 mars dernier, au retour des vacances d’hiver. Choses vues et premières impressions après cette rentrée pas comme les autres.

Construit par le Département à quelques encablures seulement de son prédécesseur, le tout nouveau collège Léon Blum était très attendu. Il faut dire que l’ancien établissement était non seulement vieillissant mais avait surtout la particularité d’être divisé en deux parties, situées de part et d’autre… d’une route !

Plus sûr, plus simple et plus convivial

Ce nouveau bâtiment nous a fait passer d’un collège avec une route à traverser plusieurs fois par jour, à un établissement dont l’accès sécurisé et le garage à vélo font la part belle aux mobilités douces, explique Jean-Michel Audubert, principal du collège. La nouvelle rue Renée-Benoît qui longe l’établissement est en effet réservée aux bus et aux personnes à mobilité réduite, mais elle est reliée au centre ville par un chemin.

Un parking va être créé à proximité et comme le collège est en position centrale, chacun peut y accéder facilement.

Fini aussi les deux cours de récréation et les affaires à transporter d’un côté à l’autre de la rue. Les 600 élèves bénéficient désormais d’une grande cour centrale et pour Séverine Turbé, professeure de français, ça change la vie d’avoir tout au même endroit et de pouvoir retrouver l’ensemble des collègues dans une seule salle des profs. Avant, avec les deux bâtiments, certains d’entre nous ne se voyaient presque jamais.

Sans parler du restaurant scolaire qui était sur trois étages… Ici tout est sur un seul et même niveau, la cuisine est sectorisée avec des zones adéquates, c’est nettement plus agréable et plus commode !, se réjouit Christophe Avet, chef cuisinier.

Dans la partie restauration et malgré la grisaille du jour, il nous fait remarquer la luminosité fabuleuse pour les élèves et souligne la qualité de l’insonorisation du lieu aménagé avec du mobilier tout neuf. Alors pour lui, le constat est sans appel : on sent un réel changement dans le comportement des élèves, ils sont plus respectueux.

Des conditions de travail optimales

Un changement remarqué aussi par Jean-Michel Audubert et une majorité de professeurs, passée l’excitation compréhensible des premiers jours : au sein du nouveau bâtiment, l’ambiance est sereine.

Dans les classes moins profondes et plus larges, la circulation est facilitée. Des tableaux blancs interactifs ont été installés, le mobilier est neuf, il n’y a plus de problèmes de chauffage. C’est beaucoup plus moderne et dans les classes, on n’entend plus le cours d’à côté !, témoigne un groupe de filles de 6ème 1. Laurence Bachette, professeure de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), apprécie quant à elle la modularité des classes et l’équipement en ordinateurs dans chaque salle de sciences.

À l’étage, le CDI est tellement agréable qu’Aline Fergant, principale adjointe, nous confie en plaisantant qu’elle y aurait bien installé son bureau ! Quand on voit les immenses baies vitrées avec vue sur l’église ou la campagne, les ordinateurs, le mobilier neuf, les étagères de livres et l’espace lecture, on la comprend.

À l’autre bout du couloir, une salle de classe a été spécifiquement aménagée pour les élèves scolarisés en ULIS (Unité spécialisée pour l’Inclusion Scolaire), auparavant accueillis dans un préfabriqué. C’est plus grand, plus calme, les jeunes disposent de tables individuelles, d’un espace pour l’art plastique et d’un coin convivial. C’est très important pour les aider à se repérer, explique Charlotte Desplanches, coordinatrice de la classe ULIS.

Finalement, les seuls à être un peu mécontents, ce sont les élèves de 3ème. On est dégoûtés, c’est trop bien et on ne va rester que quelques mois !, s’indignent Noa, Rémy et Simon avant de s’engouffrer joyeusement dans l’escalier.

Une véritable communauté éducative

Pierre Fosse, papa d’une élève de 6ème et membre de la très active Association des parents d’élèves, nous a accompagnés durant toute notre visite. Il a été l’un des piliers de la Commission d’adaptation au changement d’établissement mise en place dès le mois de décembre pour préparer au mieux l’arrivée des élèves et de l’équipe éducative dans les nouveaux locaux.

En amont, un énorme travail de communication a été fait auprès des parents afin de répondre à toutes les interrogations mais aussi de lever les freins et les éventuelles réticences, raconte-t-il. Et quand l’heure du déménagement a enfin sonné, nous avons eu à cœur de contribuer à proposer une rentrée cohérente aux élèves et aux équipes, qu’il s’agisse des professeurs, de l’encadrement, des agents d’entretien ou du personnel de restauration.

Aux côtés du Département qui a alloué des moyens supplémentaires pour nettoyer le bâtiment avant la rentrée, 25 parents d’élèves ont même pris une journée de congés pour aider. Tout dans ce nouveau collège est propice aux apprentissages et l’implication des parents a été exceptionnelle : ils ont donné corps à la notion de communauté éducative, conclut Jean-Michel Audubert.

Un collège durable

Les collèges sont des pionniers, des démonstrateurs de la dynamique Nord durable ! Le collège Léon-Blum ne fait pas exception avec son isolation renforcée, ses doubles vitrages et ses éclairages 100% LED. L’établissement est aussi équipé de capteurs thermiques et d’appareils pour économiser l’eau dans les sanitaires. Une partie des toitures a été végétalisée.

Crédits photo : C. Arnould

Une nouvelle demi-pension au collège Anatole-France à Sin-le-Noble

Les travaux d’extension et de restructuration viennent de démarrer. Ils vont durer 18 mois.

La demi-pension du collège, l’une des 176 gérées par le Département, n’offrait plus des conditions d’accueil optimales pour les élèves et les équipes éducatives.

À terme, la demi-pension agrandie pourra accueillir quotidiennement 650 à 700 demi-pensionnaires.

Le chiffre :
Le montant total des travaux s’élève à 2 202 202 € TTC. Ils sont entièrement financés par le Département.

Ces travaux permettront aussi d’élargir l’espace cuisine, aujourd’hui trop exigu pour les équipes du restaurant scolaire.

De quoi permettre au chef et à son équipe, déjà récompensés par une étoile de l’approvisionnement local, de continuer à régaler les élèves avec des produits locaux et de saison.

En dehors du confinement, le restaurant scolaire reste ouvert

Les travaux se dérouleront en site occupé, quand les conditions sanitaires le permettent.

Hormis deux courtes périodes déjà identifiées, durant lesquelles la demi-pension ne sera plus accessible, les élèves pourront donc continuer à déjeuner au sein de leur établissement.

Comme dans l’ensemble de ses chantiers, le Département a prévu une clause d’insertion qui permettra de réserver 891 heures de travail à des Nordistes éloignés de l’emploi.

Les clauses sociales sont financées par le FSE

Travaux dans les collèges du Nord – Vacances de février 2021

Gestionnaire d’un patrimoine de 202 collèges publics, le Département du Nord souhaite accompagner les jeunes Nordistes au cours de leur passage au collège en leur offrant des conditions d’accueil et d’enseignement adaptées et de qualité.  Pour cela, le Département du Nord réalise (sous réserve des aléas de chantier) tout au long de l’année des travaux d’entretien au sein de ses collèges. Pour ces vacances seulement, le département va investir plus d’un million d’euros en travaux, et intervenir sur une vingtaine d’établissements. Les tâches sont variées : de simples travaux travaux de couverture, de mobilier, mais également des travaux de rénovation, de restructuration, des changements au niveau de la demi-pension…

 

Au long de ces vacances scolaires, le Département entreprendra ainsi un très grand nombre de travaux, dont vous trouverez davantage de détails et de précision ici.

A Valenciennes, Chasse Royale sera le premier collège d’excellence numérique

Cet établissement sera non seulement réhabilité, mais il deviendra sous l’impulsion de l’Education nationale et du Département un établissement de pointe en matière d’enseignements numériques. Une première dans le Nord.

Le quartier change, le collège aussi ! Au cœur du projet de rénovation urbaine mené par Valenciennes Métropole avec l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), le collège Chasse-Royale entame lui aussi sa mue.

D’ici 2020, il accueillera 580 élèves, dont une section d’enseignement général et professionnel adapté.

Découvrez en avant-première les images de ce projet, imaginé par le cabinet d’architecte De Alzua.

 

Pour plus d’informations sur cette réhabilitation, rendez-vous sur : Nord info