Collèges : participez au challenge éco-mobilité !

collégiens se rendant au collège à vélo

Vous souhaitez challenger vos élèves et vos collègues ? Vous souhaitez bousculer les habitudes et instiller de nouvelles pratiques de déplacement ? Vous avez jusqu’au 15 avril pour inscrire votre établissement au challenge de l’éco-mobilité.

A vélo, à trottinette, en rollers, tous les modes de déplacement doux sont possibles pendant le challenge de l’éco-mobilité qui se tiendra du 16 au 20 mai.

Si vous venez déjà autrement qu’en voiture au collège, ou songez à vous y mettre, participez vous aussi à ce défi et vous serez peut-être convaincus !

 

Pour qui ?

Organisée par l’ADAV (l’Association Droit au Vélo), cette première édition du challenge de l’éco-mobilité est ouverte à tous les collèges publics et privés du Département du Nord. Il s’adresse aux élèves comme au personnel des établissements.

Pourquoi participer ?

  • Faire tester une fois dans l’année un mode de déplacement alternatif sur le trajet domicile-collège
  • Sensibiliser les jeunes et le personnel à la sécurité, à la santé et à la préservation de la planète
  • Challenger et divertir les élèves comme le personnel sur les mobilités douces
  • Utiliser ce challenge pour communiquer sur les changements de pratiques
  • Evaluer les pratiques de mobilité au sein de l’établissement
  • Faire une piqûre de rappel sur le PDES (Plan de Déplacement des Etablissements Scolaires)

Comment ça se passe ?

Pour participer, rien de plus simple ! Il suffit de s’inscrire ici, soit par classe, soit par groupe, soit par établissement.

Chaque établissement doit définir un « référent challenge » et s’appuyer sur les éco-délégués pour l’organisation, qui seront conviés à des visio-conférences pour peaufiner l’organisation avec les organisateurs.

Trois prix seront décernés : le défi du changement de comportement, le défi de l’éco-mobilité, le défi de l’animation.

L’inscription est gratuite.

Retrouvez toutes les infos et les documents de communication du challenge ici.

Le Plan de Déplacement des Établissements Scolaires, c’est quoi exactement ?

C’est un document de référence qui propose des mesures pour développer des solutions de mobilité pour les élèves, les professeurs, les parents, afin de venir au collège en consommant moins de CO2. Après une phase de diagnostic et d’enquête, l’équipe pédagogique construit son projet avec pour objectif de proposer des alternatives à la voiture. Le Département est engagé dans un plan d’action qui vise à doter tous les collèges d’un PDES d’ici 2023, en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), le Rectorat, la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) et l’Association Droit au Vélo. À l’heure actuelle, 43 collèges du Nord ont entamé la réalisation de leur PDES.

Crédits photo : Dominique Lampla

 

Rendez-vous sur NordInfo

Collège durable : faire encore plus pour notre environnement

Depuis le collège Cobergher à Bergues, Christian Poiret, Président du Département, Marie Cieters, vice-présidente en charge de l’éducation et des collèges et Valérie Cabuil, rectrice de la région académique des Hauts-de-France font le point sur la transition écologique engagée dans les collèges du Nord.

Collèges HQE : le Nord sur la première marche du podium

Image du arvis du nouveau collège Les Rochambelles à Anzin

D’après Certivéa, le Département du Nord est le principal maître d’ouvrage en matière de bâtiments d’enseignement durables. 27 collèges sont déjà labellisés, deux autres seront achevés en 2021.

Construire durable et rénover, les deux jambes de la démarche Nord durable appliquée aux bâtiments scolaires.

Sur le premier point, le Département n’a pas à rougir : il vient même d’être placé par l’organisme certificateur Certivéa sur la première marche du podium pour les bâtiments scolaires départementaux !

« A eux seuls, nos collèges labélisés représentent 43% des bâtiments d’enseignement certifiés dans la grande région Hauts-de-France »

_ Jean-René Lecerf, Président du Département du Nord

A ce jour, 27 collèges détiennent la certification HQE bâtiments tertiaires. Deux autres rejoindront prochainement cette liste, le collège Léon-Blum à Wavrin et le collège des Rochambelles (ex Jules-Ferry) à Anzin, dont les reconstructions s’achèveront en 2021.

 

Un projet exemplaire à Cambrai

A Cambrai, le nouveau collège Paul-Duez visera lui pour la première fois une certification encore plus exigeante: la norme HQE bâtiment durable.

L’établissement, qui sera construit autour d’une ossature bois, implique dans sa conception des matériaux biosourcés et des énergies renouvelables.

Un ambitieux plan de rénovation
Parallèlement, le Département poursuit et intensifie la rénovation de ses collèges déjà bâtis.

97,1 millions d’euros y seront injectés pour des travaux énergétiques d’ici 2024. Il s’agira, suivant les établissements, de rénovations complètes ou d’opérations de gros entretien ciblées :

  • sur les toitures
  • les façades
  • les menuiseries
  • l’éclairage, avec la généralisation des LED
  • le pilotage à distance des consommations
  • la végétalisation…

Neuf collèges dans le Cambrésis (5) et l’Avesnois (4) bénéficieront par ailleurs d’un contrat de performance énergétique. Cette solution permet de maintenir contractuellement le niveau de performance énergétique pendant une période définie avec le maître d’œuvre.

Les collèges, acteurs clés de la transition écologique

Nicolas Grevet, expert sur les questions de développement durable au sein de l'Académie de Lille

Rencontre avec Nicolas Grevet qui nous explique en cette rentrée, comment les collèges et les collégiens agissent pour le développement durable.

À l’heure de la rentrée et des élections des éco-délégués au sein des collèges, Nicolas Grevet, expert sur les questions de développement durable au sein de l’Académie de Lille, répond à nos questions.

Quel est le rôle des collèges dans la transition écologique ?

Ce sont les élèves qui vivront la transition écologique et les changements du 21ème siècle. Seront-ils observateurs, acteurs ? Pour agir, il faut comprendre le sens des actions. C’est tout l’enjeu de l’éducation au développement durable. Cela prend du temps et cela s’appuie sur l’ensemble du parcours scolaire de l’élève. Le collège est donc une période clé pour développer cette éducation.

Comment sensibiliser les collégiens au développement durable ?

La question de la sensibilisation est fondamentale : sensibiliser aux enjeux, aux possibilités d’actions, à la complexité des choix… La sensibilisation que je qualifierais plutôt d’éducation au développement durable s’inscrit dans le long terme. Aider les jeunes à lire leur environnement, à le comprendre est un premier axe de sensibilisation. Les mobiliser autour de projets concrets en est un deuxième, pour les faire passer du rôle d’observateur au rôle d’acteur. Parfois, nous savons ce que nous pouvons faire et pourtant rien ne se passe. Faire une action, dans le cadre d’une journée, au sein d’un collectif peut agir comme un déclencheur. Il est important d’apporter une démarche positive et constructive, de ne pas tomber dans l’écueil d’une sensibilisation tellement anxiogène qu’elle inhibe toute possibilité de réflexion.

Quelles sont les impulsions données par le Ministère ?

Il s’agit d’une priorité forte. Un travail de concertation a été mené sur l’année 2018-2019, qui a mobilisé les différents membres de la communauté éducative. Cela s’est traduit par la circulaire « Pour une généralisation de l’éducation au développement durable ». Celle-ci réaffirme et conforte la place de l’Ecole au cœur de la transition écologique. Les dispositifs tels que les éco-délégués, la labellisation E3D (Établissements en Démarche globale de Développement Durable) sont systématisés… À l’échelle de l’Académie, nous avons accompagné les premiers pas des éco-délégués. Dans les 283 collèges que compte le département du Nord, cela représente plusieurs milliers d’éco-délégués. Cela concrétise une démarche déjà engagée : celle de mettre le jeune citoyen au cœur de la réflexion. L’élève lit son environnement, le comprend et s’y engage.

Que pensez-vous de l’implication du Département du Nord ?

Le Département intervient à différents niveaux : sur les bâtis, sur les budgets de fonctionnement, sur les projets… Il s’agit donc d’un acteur clé. Par exemple, il soutient et finance le Projet CUBE.S (challenge Climat, Usages, Bâtiments Enseignement Scolaire). Un challenge pour les élèves qui analysent les usages et proposent des actions pour limiter les consommations énergétiques de leur collège (automatiser la fermeture des lumières, être vigilant à l’ouverture et la fermeture des fenêtres…). Il a aussi largement contribué au recyclage d’équipements numériques pour limiter les déchets des établissements. Le développement durable, ce n’est pas que dans l’établissement, c’est aussi à l’extérieur. Le Département propose ainsi un programme intitulé « Offrons la nature aux collégiens ». Ce programme s’appuie sur des sites remarquables gérés par le Département. Pendant le confinement, il a également mis en place des « drive des producteurs » dans l’enceinte des collèges pour offrir des solutions de consommation de proximité aux habitants. Le Département se saisit donc de la thématique selon des modalités variées, nombreuses.

Comment aller tous plus loin, encore ?

Nous pouvons beaucoup encore… Beaucoup d’établissements se sont engagés cette année. Il faut maintenant s’inscrire dans la durée et travailler en profondeur pour atteindre les objectifs de l’Éducation au Développement Durable. Un dispositif piloté par le ministère de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports et le ministère de la transition écologique me semble particulièrement prometteur : il s’agit des aires éducatives. Dans ce projet, les élèves gèrent de manière participative un petit territoire marin ou terrestre. Ils sont amenés à rencontrer les collectivités, à faire des propositions préalablement travaillées en conseil. Un réel exercice de leur citoyenneté !

À 12 ans, ils peuvent déjà changer les choses

Dès la rentrée, les collégiens auront à élire leurs éco-délégués. Une nouvelle vague d’ambassadeurs du développement durable qui entend bien faire bouger les lignes !

À seulement 12 ans, Robin Faucon a déjà l’écologie dans la peau ! Il porte des vêtements de seconde main, prend des douches plutôt que des bains et vient au collège à vélo tous les matins. Mais qui est Robin ? Cet élève de 4e du collège Gaspard Malo de Dunkerque a fait de la préservation de la planète son cheval de bataille. Délégué de sa classe depuis la 6e, il a accepté cette année de porter une nouvelle casquette, celle d’éco-délégué. Pour améliorer mon collège et pour changer les choses. 

20 000 ambassadeurs du développement durable

Robin fait partie de la nouvelle vague de jeunes engagés pour le développement durable. À l’initiative du Ministère de l’Education Nationale, les éco-délégués ont vu le jour dans les établissements du secondaire en septembre 2019. Leur rôle ? Sensibiliser leurs camarades, montrer l’exemple, proposer des actions pour leur collège…

Dans chaque établissement, au minimum un binôme fille-garçon doit être élu dès la rentrée, ce qui représente pas moins de 20 000 ambassadeurs du développement durable dans les collèges et lycées de France…

Au collège Gaspard Malo, ils sont 6 éco-délégués à endosser le rôle de porte-parole et porteurs de projets. L’an passé, ils ont même interpellé le Président du Département avec une liste d’idées : développer une alimentation locale et bio à la cantine, utiliser moins de produits chimiques pour l’entretien du collège, faire un potager… D’ailleurs Robin et ses camarades passeront bientôt dans toutes les classes pour présenter les bons gestes afin de réduire les consommations d’énergie. Car leur collège est aussi engagé dans le challenge national CUBE.S et Robin entend bien placer son collège en pôle position…